Une Allocation d'Aide de Retour à l'Emploi créée en 1982
Pour les députés non réélus qui ne dépendent pas du Pôle emploi, les parlementaires ont créé en 1982 l'Allocation d'aide au retour à l'emploi (AARE). Selon Mediapart, impossible de savoir précisément combien coûte cette mesure, la somme variant en fonction de l'âge, du métier et du nombre de députés qui n'ont pas retrouvé d'emplois. Le site d'information y va tout de même de son estimation : "après les élections législatives de juin 2007, une trentaine de députés avaient joui de l'AARE (pour un montant global d'environ 630 000 euros). Début 2008, ils n'étaient plus que quinze (300 000 euros en tout). Puis quatre début 2009. Et deux en 2010". Et Mediapart de préciser : "En théorie, un député peut toucher l'AARE pendant trois ans. L'allocation est dégressive : équivalente à 100 % de l'indemnité parlementaire les six premiers mois (soit 5 514 euros), elle passe à 70 % au deuxième semestre, à 50 % au troisième, à 40 % au quatrième, à 30 % au cinquième, enfin à 20 % pendant les six derniers mois (soit 1 102 euros)".Ce sont les députés qui autofinancent l'AARE avec "une cotisation de 27 euros payée par chaque député tous les mois (0,5 % de leur indemnité nette, quand les salariés du privé cotisent 2,4 % de leur salaire brut)". Mais c'est seulement depuis 2007 que le versement de cette cotisation est soumise à une "recherche effective d'emploi". Et les contrôles sont inexistants, à la différence de Pôle emploi qui radie plus vite que son ombre.
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